Certains avaient pris du retard, Tano entre autres. Arrivés à la moitié du trajet, il sentait ses forces l’abandonner. Sa tête tournait. Ses doigts se cramponnaient désespérément. Il se senti glisser. Tora vit ses yeux suppliants, mais elle ne put rien faire. Elle avait déjà bien assez de mal pour se tenir elle-même. Il s’écrasa trois cent mètres plus bas et son corps dévala la pente avant de s’arrêter contre le tronc d’un baobab perdu dans ce décor dantesque. Ils furent dix à dormir sur la corniche ce soir -là. Ce fut le deuxième jour.
Une brume persistante rendit l’escalade encore plus difficile. Titiu avait déjà beaucoup puisé dans ses forces pour arriver à la corniche. Une prise glissante lui fût fatale. Il disparu sans un cri dans le brouillard. Ils furent neuf à dresser les tentes au sommet de la falaise. Ce fut le troisième jour.
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